SENTIERS DE NICHOIRS
À
MERLEBLEUS DE L'EST



2003 - Installation des Nichoirs
au Parc régional de Longueuil



Le samedi 5 avril 2003, le temps gris et froid, le sol gelé et couvert de neige ne semblait guère propice à l'installation de nichoirs. Les quelques rares randonneurs qui ont emprunté les sentiers du parc régional ce matin-là ont pu observer un spectacle étrange: trois gaillards s'acharnaient à tour de rôle à cogner avec une masse du haut d'un escabeau sur un piquet métallique qui se faisait prier pour pénétrer dans la terre gelée.



Après avoir reçu des dizaines de coups sur la tête, le piquet acceptait à contrecoeur de s'enfoncer à une profondeur d'environ 36 centimètres. Il avait été prévu de planter six piquets, soit un par nichoir, mais la difficulté de l'opération a contraint les planteurs à opter pour une solution de compromis, soit trois piquets, à raison de deux nichoirs par piquet.



Une fois les considérations tactiques bien arrêtées (environnement idéal, distance idéale entre les piquets, orientation idéale de l'ouverture du nichoir, hauteur, etc.) et les piquets enfoncés bien droits (?) il restait à fixer les nichoirs après les piquets. Ces derniers étant heureusement percés de trous séparés les uns des autres d'une distance égale, il s'agissait de percer les supports des nichoirs de trous de même diamètre et séparés les uns des autres de la même distance.



Sitôt dit, sitôt fait, mais il fallait tenir compte du fait que les nichoirs devaient être installés dos à dos, mais pas à la même hauteur et le plus bas des deux ne devait pas être posé complètement sous celui du haut, parce qu'il se serait trouvé trop près du sol. Il fallait donc que la partie supérieure du nichoir le plus bas soit alignée sur la partie inférieure du nichoir le plus haut. Il fallait aussi avoir des boulons de la bonne longueur et du bon diamètre pour réunir les deux nichoirs après le piquet. Heureusement que Jean-Marc Béliveau et André Provost ont fait les bons calculs et que ce dernier avait les boulons et les écrous des bonnes dimensions et la perceuse de la bonne puissance et heureusement qu'Henri Boivin avait apporté sa masse et son escabeau; les six nichoirs se sont retrouvés fixés aux trois piquets après plusieurs heures de labeurs intensifs, pour le meilleur ou pour le pire.



Les trois gaillards ont terminé leur matinée par un dîner chez le Grec du coin ou ils ont péroré, entre autres, sur les chances d'attirer un couple de merlebleus dans au moins un de leurs nichoirs de rêve....

Henri-B. Boivin .

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